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Une caserne de Montpellier attaquée par les gendarmes !

15h46, ce mardi 1er avril, les gendarmes mobiles ont pris d’assaut la caserne des pompiers Max-Dormoy à Montaubérou.

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Jamais dans l’histoire, des pompiers de garde en caserne ont subi une charge par les forces de l’ordre !
La démocratie, les valeurs républicaines, le respect des droits de l’homme et du droit de grève, le respect des pompiers tout simplement ont été bafoués !

Lorsque les sapeurs-pompiers, en grève, ont appris, que des gendarmes mobiles devaient arriver pour faire ouvrir  le portail du centre de secours (à la demande du directeur du Sdis). Alors que le dit portail était bel et bien ouvert… Comme d’habitude puisque c’est par là qu’entrent et sortent les véhicules d’intervention. Seule une entrée de service secondaire était cadenassée. De là à envoyer les forces de l’ordre pour couper une chaîne… Il n’y avait qu’un pas que la préfecture a refusé de franchir.

Mais à 15 h, revirement de situation, puisque sept camions ont pris place devant la caserne…

 « Je trouve ça pitoyable d’envoyer 9 cars de gendarmes mobiles pour couper une simple chaîne, d’autant qu’un rendez-vous était envisagé ce mercredi matin et nous nous étions engagés à dégager le centre de secours dès demain matin et malgré ça , ils sont intervenus. Cette intervention est disproportionnée, car je le rappelle nous ne sommes pas dans l’affrontement et le conflit. Je me demande qui est derrière tout ça, je me pose la question » déclarait Silvestre Cédric, du syndicat Autonome des pompiers professionnels.

Le mercredi 2 avril, l’intersyndicale des pompiers de l’Hérault était reçue au conseil général de Béziers, loin du tumulte montpelliérain. Une rencontre qui s’est tenue en présente du colonel Christophe Risdorfer et du président du service départemental d’incendie et de secours (Sdis), Michel Gaudy.

« Si effectivement le Sdis a répondu en partie à nos revendications en matière de temps de travail et à l’application de la nouvelle filière, nos autorités ont oublié d’ouvrir les dossiers sur les problèmes de management, les dysfonctionnements opérationnels et les dérives financières, dont les petits arrangements entre amis qui ne sont plus supportés par les pompiers et l’ensemble des personnels administratifs. Trois audits depuis 2009 corroborent nos revendications visant à amener la gestion de notre Sdis à une véritable mission de service public. »

Il y a donc une avancée notable dans ce conflit qui perdure depuis le 11 décembre dernier et qui semble laminer les forces en présence. Mais, les pompiers sont persuadés que les résultats des élections y sont pour beaucoup.

« Nous avons senti plus d’écoute de la part de notre président, expliquent des pompiers. Nous sommes persuadés que ces mauvais résultats électoraux et le redécoupage des cantons pour l’année prochaine les inquiètent. Ils craignent sans aucun doute que nous partions en campagne contre eux. Nous sommes des électeurs et nous avons peut-être plus de poids qu’ils ne l’imaginent vis-à-vis de l’opinion publique. »

Il est vrai que les pompiers en campagne contre leur patron, le conseil général, cela serait du plus mauvais effet. Mais ils n’en sont pas encore là.

De son côté, le colonel Risdorfer a trouvé la réunion constructive. « Cette réunion de mercredi est allée dans le bon sens et a permis de renouer le fil du dialogue dans de bonnes conditions. J’espère sincèrement que nous sommes proches de la fin de ce mouvement qui ne sert personne. Mais au-delà de tout ça, je trouve que nous avons avancé constructivement sur les négociations sur le temps de travail et la réforme de la filière. »

Depuis le 11 décembre, les pompiers réclament l’application des 35 heures dans le cadre d’une directive Européenne imposée à la France.

Source : Midilibre

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