Accueil » Actus » Incroyable mais vrai : Un véhicule de police pris en chasse par des malfaiteurs

Incroyable mais vrai : Un véhicule de police pris en chasse par des malfaiteurs

Un différend entre deux familles rivales dans la récupération de vieux métaux s’est envenimé.
Au point que l’un des acteurs s’en est pris à la police. Et ceci n’est pas un poisson d’avril

Les faits sont à peine croyables : un suspect qui prend en chasse des policiers et les poursuit jusqu’au moment où ces derniers se réfugient sur le parking de la CRS 58 ! L’histoire a pour fond la petite guerre à laquelle se livrent deux familles afin d’obtenir la mainmise sur la récupération de métaux à la déchetterie de Saint-Estève.

 police

Deux jours avant l’incident, l’un des acteurs de cette concurrence a été passé à tabac. Son état est sérieux et il est hospitalisé. Le 23 février, au petit matin, son fils aperçoit une Audi stationnée près de son domicile, un homme y monte à l’instant où de la fumée commence à s’échapper du véhicule qu’il utilise pour transporter les métaux. Il est sûr de connaître le conducteur de l’Audi et appelle la police. Un quart d’heure plus tard, policiers et témoins cherchent l’homme à la cité Bellus. Il arrive dans sa voiture alors que les policiers inspectent un véhicule. Il se dirige vers leur voiture et leur assène : « Vous n’avez rien à faire ici. C’est chez moi ! ». C’est alors qu’il aperçoit le témoin de la scène. « C’est moi qui ai envoyé ton daron à l’hôpital et qui ai mis le feu », lui lance-t-il. Il frappe à deux reprises sur la vitre du véhicule de police.

Un attroupement commence à se former et les fonctionnaires décident de quitter les lieux afin de protéger leur témoin. Mais voici que le suspect se lance à leur poursuite.

Il tente de les dépasser par la droite, brûle les feux. D’après des occupants du fourgon, il les percute à deux reprises. Les policiers finissent par s’engouffrer dans la cour de la caserne des CRS et le poursuivant abandonne. Il se rendra spontanément au commissariat un peu plus tard.

Hier, il comparaissait devant ses juges pour violences, destruction et dégradations. Il reconnaît la poursuite, mais c’est tout, il nie l’incendie et avoir percuté le véhicule de police. « Il a dit spontanément qu’il avait brûlé le véhicule », fait remarquer Me Schninif en partie civile. « Comment pouvait-il déjà être au courant ? ». « Un passant a été témoin de la course-poursuite », renchérit Me Capsié. « Il y a des traces de peinture blanche sur l’Audi, constate encore le procureur, couleur du fourgon de police, le témoignage des policiers et du fils. Et si nous n’avons pas de preuves formelles sur l’incendie, il existe un grand faisceau de présomptions ». Il requiert 2 ans d’emprisonnement dont 4 mois avec sursis. Me Vachet a la mine des mauvais jours : « Je rappelle qu’il n’est pas poursuivi pour les violences sur le père. Quant à l’histoire de l’incendie, elle vient de la partie civile. Comment peut-on reconnaître une voiture, et surtout un homme, à cent mètres, la nuit ? On ne peut pas démontrer qu’il est l’auteur de l’incendie. Dans le contexte de tensions qui existent entre les deux familles, il a “pété les plombs” en voyant le fils. Il n’a rien contre les policiers. De plus, les traces sur sa voiture et celles sur le véhicule de police ne sont pas à la même hauteur ».

Le tribunal estimera le prévenu coupable et le condamnera à 18 mois de prison avec maintien en détention.

à voir aussi :

No votes yet.
Please wait...
, , , , ,